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Marche du 21 janvier, la VSV et la FBCP exigent la restitution des corps des victimes à leurs familles.

Marche du 21 janvier, la VSV et la FBCP exigent la restitution des corps des victimes à leurs familles.
La voix des sans voix pour les droits de l’homme(VSV) et la fondation Bill Clinton pour la Paix(FBCP), deux organisations de la société civile de défense et de promotion des droits humains, ont animé conjointement un point de presse au cours duquel elles ont exigé du gouvernement de la RDC la restitution des corps des victimes de la marche pacifique du 21 janvier initiée par les laïcs catholiques en vue d’organiser des obsèques dignes conformément aux us et coutumes africains.
FBCP et VSV invite ainsi le président et le gouvernement de la RDC à indemniser les familles ou proches de toutes les victimes de dernières manifestations pacifiques. Ces structures prient l’État congolais de prendre en charge indistinctement toutes les personnes blessées au cours des marches du 21 janvier et d’organiser les obsèques des personnes tuées. Mais également de mettre un terme aux interpellations de ces manifestants par des militaires et leur acheminement dans des camps militaires.
Ils ont rendu public les noms des personnes tuées lors de cette marche pacifique à Kinshasa et leurs identités complètes afin d’éviter des contradictions de la part du régime.
Les deux organisations fustigent la politique de terreur mise en place par Kinshasa qui se traduit par l’instrumentalisation à outrance des éléments de la Police Nationale Congolaise, des Forces Armées de la RDC ainsi que des services de sécurité pour réprimer brutalement, violemment et dans le sang des manifestatants pacifiques et sans armes revendiquant légitimement leurs droits fondamentaux.
Contrairement à la version officielle, la VSV et FBCP estiment que le nombre de personnes tuées et celui de paroisses impliquées dans la marche du 21 janvier 2018 à Kinshasa est de loin plus élevé que celui avancé par la PNC.
Les deux organisations ont stigmatisé le fait que les autorités puissent s’approprier les corps des personnes tuées et gardés dans différentes morgues de Kinshasa interdisant de la sorte aux membres des familles et d’autres proches de victimes d’embaumer les corps.